AMBIANCE GRAND NORD

 

Devenir trappeur cela vous dit ? Cette activité n'est pas si banale ! Jugée il y a quelque temps par beaucoup comme ringarde, réservée au promeneur contemplatif béat ou au troisième âge, la randonnée en raquettes des neiges est en train de devenir une activité aussi courue que la randonnée estivale ! En 1995 on a vendu pour l'Europe et principalement en France 15.000 paires de raquettes, ( 1000 en 1982 ). En 96 les ventes ont dépassé les 25.000 paires, en 98 c'est plus de 100.000 paires qui ont été vendues et des championnats ont vu le jour.

De plus en plus de tours opérateurs proposent dans leurs activités des stages ou des randonnées en raquettes, ce qui confirme la grande tendance et le désir des randonneurs de poursuivre leurs envies d'escapades montagnardes durant la longue période hivernale.

La raquette à neige, star de l'hiver, peut se pratiquer de novembre à avril. Elle est une bonne alternative lorsque le ciel ne nous permet plus de sillonner les chemins et sentiers. Elle sera également un excellent complément à la formation du randonneur polyvalent et à son entraînement. Attention, qu'on se le dise... la raquette à neige est exigeante sur le plan physique. Peut être pas autant que le ski de fond ou le skating mais on peut se baser sur la donnée suivante : 4h00 de randonnée en raquettes dans une neige poudreuse équivaut à 6h00 de randonnée pédestre sur sentiers vallonnés.

Historique :

L'histoire de la raquette commence avec le peuple Amérindiens ( le 1er principe de la raquette remonte à +- 4000 avant J.C.) qui s'en servirent d'abord pour migrer d'Asie Centrale vers le continent Américain. Les colons Français de la traite des fourrures, installés à proximité du St Laurent furent les premiers blancs à utiliser la raquette pour parcourir les forêts Canadiennes. L'apogée des raquettes en Europe au début des années 70, était semblable au modèle Canadien : un cadre de bois avec un tamis de lanières de cuir lacées. A ce jour, c'est le plastique et l'aluminium dont le premier modèle fut créé par Jaques Baldas vers 1975.

LA RAQUETTE, POUR QUI ?

Chaque randonneur a dans l'âme un trappeur avec une toque en raton laveur enfoncée jusqu'aux oreilles. Fermons les yeux ... Qui n'a pas rêvé un jour de pays nordiques aux ambiances d'aurores boréales, de forêts de conifères perdues au milieu d'une infinie blancheur, de loups hurlant au loin sous une lune glacée. Dans la nuit, le feu crépite devant l'entrée de votre tipi ou d'un igloo réalisé avec les Inuits ... il fait froid ... le sifflement du vent qui chante sur la glace vous rappelle que vous côtoyez un milieu sauvage, pur, naturel ... L'ambiance grand nord de la randonnée en raquettes c'est un peu cela, se croire ou pourquoi ne pas "être" dans les profondeurs du nord Canadien en compagnie de Caribous, en Laponie avec les Rennes, le long de la frontière russe en Finlande, ou encore près de grands lacs au Québec... ou plus près de chez nous dans un des massifs de la France. La moindre petite rando dans le Vercors peut vous rappeler les décors et l'ambiance Canadienne.

Contrairement au ski, la raquette ne requiert aucun apprentissage, il suffit de savoir marcher ( les pieds un peu écartés ). Sa facilité, son initiation ( moins de 3h00 ), son investissement abordable et durable en font l'activité hivernale la plus accessible à tous. De 6 à plus de 65 ans... pour autant que vous soyez un bon randonneur et que vous possédiez un zeste d'idéologie d'aventurier, la raquette est à votre portée.

La raquette se destine aussi à d'autres pratiquants : les allergiques aux stations surpeuplées des sports d'hiver, les jeunes et moins jeunes qui n'ont pas la possibilité physique ou financière des sports de glisse, les randonneurs qui hibernent l'hiver venu et qui trouvent en la raquette un moyen de continuité . Les surfeurs sauvages, skieurs de randonnées et alpinistes trouvent une alliée dans la raquette pour rejoindre certains sommet ou endroits difficiles d'accès, lorsque la neige ne permet pas l'utilisation de crampons. La raquette est également un outil pour attirer un nouveau public dans les stations... ( à ce jour on estime que 15 % à 20 % des vacanciers hivernaux ne viennent pas pour pratiquer un sport de glisse ). Si la raquette est un outil pour une petite partie des utilisateurs, pour d'autres elle est surtout un objet de loisir devenu polyvalent.

TECHNIQUE

Tracer ses empreintes dans la neige, découvrir la montagne en hiver, quelle joie...! Et si la météo... et si la pente devient... et si la neige ... et si il y a des risques...et la nuit... et le refuge...avec un minimum de techniques on peut facilement répondre à ces différentes difficultés.

La technique proprement dite :

Sur un terrain plat ou peu vallonné, il suffit de mettre un pied devant l'autre en les écartant quelque peu. On lèvera les genoux un peu plus que d'habitude. Ce n'est que lorsque le relief s'accentue qu'un minimum de techniques est requis.

A la montée il vous faudra coordonner l'ensemble de vos mouvements entre le placement de la raquette, des bâtons et la répartition des appuis. Il faut marcher la raquette bien à plat et en transférant tout son poids sur le pied en appui, rythmer la cadence avec les bâtons. La qualité de la neige ( molle ou dure ) influencera votre rapidité et l'effort à fournir. Plus physique mais plus confortable on négocie les pentes de face, ( à la condition qu'elles ne fassent pas plus de 30 °. Dans pareil cas, il vaut mieux opter pour une paire de crampons d'alpinisme ), ou par des traversées comme en ski de randonnée, mais les appuis en dévers nuisent au confort. Certains modèles de raquettes disposent de cales de montée qui peuvent vous aider à garder le corps dans une position la plus droite possible. Plus la pente sera importante, plus il faudra évoluer lentement en assurant bien vos appuis et en utilisant les crampons situés sous la raquette.

Pour les descentes, il est important de faire face à la pente pour une adhérence maximale. Selon le degré de la pente et le type de neige, on peut marcher, courir ou glisser. Utilisez vos quadriceps en adoptant une position légèrement assise comme en ski, vous gagnerez en stabilité et contrôlerez beaucoup mieux votre vitesse de progression. Lorsque la neige est " collante " il se peut que des amalgames de glace se forment sous les raquettes, on dit qu' elle " boute ". Si tel était le cas, n'attendez pas d'avoir de gros glaçons sous les pieds qui vous empêcheraient de marcher. A chaque pas, avec le pied qui n'est pas en appui faites un petit mouvement de cheville pour que la raquette vienne retaper contre le talon de votre chaussure, les vibrations engendrées " débouteront " les éventuel amalgames de neige. Cela est physique et vite éprouvant pour les chevilles mais il reste aussi la solution de vous arrêter tous les 10 pas et de gratter avec vos bâtons...

Le plus long apprentissage ne sera probablement pas de savoir comment utiliser vos raquettes mais bien d'adapter votre comportement au milieu montagnard hivernal qui sera bien différent de celui de l'été. Aucune sortie neige en montagne ne peut être considérée comme " routine " " banale " " anodine ", elle mérite attention et préparation afin de repérer et d'éviter les pièges créés par l'hiver. Si la randonnée est porteuse d'une image de liberté cela ne veut pas dire pour autant n'importe où, n'importe comment, n'importe quand et pour faire n'importe quoi ...

Outre votre équipement matériel et vestimentaire qui ne doit pas être négligé et en fonction de l'endroit où vous évoluez ( plaine, moyenne montagne, haute montagne...), avant tout départ, il est important de prendre contact avec le bureau de la météo locales. En montagne, le temps change encore plus vite l'hiver que l'été. En fonction de l'endroit, vous devez vous inquiéter sur l'approche d'une éventuelle tempête, sur les conditions de visibilité, sur la tenue de la neige et des risques d'avalanches, ( pas la peine si vous réalisez une balade raquette en Belgique ). Votre itinéraire, qu'il soit d'une journée ou de plusieurs jours doit être préparé à l'avance et bien étudié. Etablissez un horaire à respecter et y inclure de fréquentes pauses. L'hiver, les points de repère sont moins nombreux et pas toujours discernables. Les chemins et sentiers sont recouverts de neige et se confondent avec le reste du paysage. La météo souvent capricieuse n'aide en rien pour s'orienter. N'effectuez aucune randonnée raquette seul, ou alors choisissez un itinéraire fréquenté. Le randonneur montagnard estival n'a pas toujours conscience des types de dangers que l'on peu rencontrer l'hiver ni les moyens de les déceler. Pour une première approche de l'activité, il est souhaitable de réaliser une sortie dans un groupe encadré par un moniteur breveté. Pas vraiment pour apprendre à se servir des raquettes mais bien pour acquérir des connaissances du milieu. Pour en revenir à la neige, si cette dernière se transforme en glace dure ou si la déclivité devient trop importante, n'attendez pas pour revêtir une paire de crampons d'alpinisme qui seront dans pareil cas plus efficaces que les crampons de vos raquettes.

Il est importent qu'au moins une personne du groupe soit douée en orientation, en maniement de cartes, de boussoles, d'altimètre, et éventuellement du G.P.S. qui sera d'une aide inestimable pour vos sorties montagnes hivernales. Seul un bon équipement et une connaissance du terrain ( pratique ou littéraire ), vous permettront de réaliser une randonnée plaisir.

D'autres facteurs sont à prendre en considération. L'hiver beaucoup de refuges sont fermés, renseignez-vous quant aux éventuelles possibilités d'hébergements. Certaines parties des refuges sont parfois accessibles et à la disposition des randonneurs. L'hiver qui se caractérise par une ambiance hostile, froid, vent, luminosité, pluie, grêle, tempête, brouillard, la durée des nuits, la qualité et la nature du terrain qui changent radicalement... etc. Prévoyez des étapes adaptées avec une solution de repli bien avant la tombée de la nuit en cas de problèmes. Enfin il y a le risque avalanche. On ne reviendra pas sur le drame de 98 où une avalanche à emporté un groupe de l'UCPA et fait de nombreuses victimes... Les avalanches peuvent survenir n'importe où n'importe quand, mais avec un minimum de savoir on peut les éviter. Ne pratiquez pas si d'importantes chutes de neige viennent d'avoir lieu, n'oubliez pas ARVA, pelle à neige, sonde, évitez d'évoluer à proximité des corniches, positionnez les participants du groupe correctement afin que si l'un d'entre eux déclenche une coulée elle ne se trouve pas dans la trajectoire d'un autre randonneur, se méfier des pentes raides, des couloirs, des plaques à vents...etc.

Chaque hiver le nombre d'accidents et de randonneurs perdus augmentent. Les principales causes sont l'inexpérience, un équipement mal adapté ou des individus trop enthousiastes.

Ne souillez pas le manteau neigeux. Evoluez en file indienne pour faire le moins de traces possible est une forme d'élégance que les autres randonneurs apprécieront. Une multitude de traces c'est un peu comme un grand nombre de ratures sur une page blanche. Remportez vos détritus. Respectez les sites aménagés, les abris et chalets d'alpages. Respectez le silence pour ne pas déranger la faune qui a déjà bien de difficultés à survivre l'hiver venu.

L'apprentissage de la neige et de la montagne hivernale n'est jamais terminé... restez humble et prudent.

L'EQUIPEMENT

Un équipement parfait sera primordial pour votre sécurité et votre confort. Le matériel à emporter sera un mélange de celui que vous prendriez pour une randonnée de montagne l'été et pour les sports d'hiver, mais il faut prévoir en plus un minimum d'équipement spécifique aux conditions hivernales rencontrées.

Que ce soit pour une journée ou plusieurs jours, il vous faudra un sac à dos d'au moins 50 litres. Il contiendra outre vos effets personnels le matériel suivant ( on considère pour cet exemple une randonnée engagée en terrain montagneux, pour des destinations moins sauvages comme la Belgique, les Vosges ou le Jura il peut être plus restreint ) :

- En commençant par le bas, oubliez vos chaussures achetées 50 Euros et optez pour une paire de chaussures en cuir, Gore-Tex, ou autres mais surtout imperméables. Des chaussures d'alpinisme, éventuellement des coques plastiques cramponnables seront un bon choix. Evitez les Moon-Bouts qui se fixent difficilement aux raquettes. Une paire de guêtres pour garantir l'étanchéité entre le pantalon Gore-Tex et la chaussure. Mieux encore, des sur-bottes de montagne.

- Une veste Gore-Tex sur une couche de vêtements chauds. Une doudoune dans le sac pour les pauses et les soirées en refuge. Des gants ou moufles imperméables, un bonnet et une écharpe.

- Au moins 2 gourdes de 1 litre remplies de thé chaud, même pour une sortie d'une journée. L'idéal est un Thermos et une poche d'eau avec un tuyau pour permettre une hydratation rapide. Des victuailles en suffisance, le corps a besoin de beaucoup d'aliments pour lutter contre le froid.

- Des lunettes et un masque de ski. Une paire de bâtons de randonnée.

- La carte IGN de la région. Un porte carte, la boussole, l'altimètre, le GPS, un briquet ou allume feu, la lampe frontale..

- Une pharmacie de 1er secours et une couverture de survie, un petit matelas de mousse pour s'asseoir. Du petit matériel de réparation pour une raquette cassée, scotch, lanière, fil de fer,

- Le matériel de recherche et de prévention en avalanche : pelle, sonde, ARVA en ordre de fonctionnement et en position branchée.

- Pour les sorties plus engagées du matériel d'alpinisme ne sera pas un luxe : piolet, corde, poignée auto-blocante, broche à glace, crampons, baudrier, mousqueton.

 

LES DIFFERENTES RAQUETTES

Vous trouverez sur le marché une quantité de raquettes différentes. La marque la plus représentée et la plus répandue est T.S.L., raquette polyvalente solide et idéale pour une première approche comme pour le raid. Les raquettes peuvent se ranger dans 3 familles et en 2 modèles de fabrication.

Pour les 2 modèles on retrouve la raquette en plastique : Polyvalente, bon marché, mais résistant mal au grand froid, elle conviendra à la plupart des randonneurs. La raquette avec cadre alu et tamis en toile, cuir ou sangle : Chère, ciblée performance, légère, confortable, très bonne rigidité pour le ressort, l'accroche et d'une bonne portance.

La forme des raquettes modernes ( +- 60 cm de long pour 20 cm de large ) permet une démarche naturelle et doit offrir un compromi idéal entre encombrement et surface portante. La forme taille de guêpe permet une accroche latérale plus forte qu'un modèle traditionnelle. Une raquette doit offrir une traction optimale pour restituer l'énergie déployée, ceci s'obtient par des barres d'accroche transversales ( sous la raquette ) pour la neige molle, et de crampons en acier interchangeables pour les neiges plus dures. Des griffes à l'avant assurent une traction maximale en pentes raides. Les fixations vont du simple chausson en caoutchouc à la fixation automatique en passant par la plaque articulée avec sangle. Rehausse de talon, amortisseur, blocage de talon, réglage en fonction de la pointure, cale de montée font partie des nombreux accessoires présents sur les raquettes.

Il se peut que lors d'une ballade ou rando vous cassiez une pièce. Pour la plupart des modèles sur le marché chaque composant peut être obtenu séparément sur commande auprès du fabricant. Pour certaines raquettes vous pouvez également faire adapter ultérieurement un autre type de fixation.

Plus de 80 modèles différents sur le marché c'est beaucoup... On peut les regrouper en 3 familles.

1) Les raquettes d'initiations et de balades : Fixation avec un chausson ou étrier de caoutchouc ou encore de simples lanières. Bonne portance, légère mais d'un encombrement plus important. Limitée en performance lors de dénivelés importants et le pied n'est pas vraiment maintenu dans l'axe de la raquette.

2) Les raquettes de randonnée et de moyenne montagne : D'une taille plus restreinte elles sont équipées de plaque de fixation pour maintenir la chaussure dans l'axe de la raquette. Plusieurs options sont présentes pour faciliter l'évolution : petits crampons, griffes, cales de montée, amortisseur...La surface de portance est un peu moins importante qu'une raquette de balade mais l'encombrement est beaucoup plus réduit et le confort supérieur.

3) Les raquettes techniques de montagne : Cadre plus étroit pour améliorer l'accroche, la fixation est automatique ( comme en ski alpin ) pour chaussures d'alpinisme à semelles débordantes ou pour des chaussures de ski de fond. Les crampons et les griffes sont plus conséquents que les modèles de randonnée. Très légères on choisira ce type de raquettes pour évoluer sur neige dure en haute montagne ou lors de grands raids. Leur taille de guêpe ne leur permet pas d'évoluer avec confort en poudreuse.

Hors catégorie, on peut citer les raquettes de forme rectangulaire avec un cadre en aluminium de chez TUBBS, la " Rolls " des raquettes, polyvalente, confortable, solide, bonne accroche et portance exceptionnelle, la neige ne s'agglomère pas sous la raquette. Ses défauts seront un poids et un encombrement supérieur aux models plastiques... le prix et la difficulté de trouver ces raquettes font également partie des handicaps.

Nous ne pouvons vous présenter toutes les raquettes du marché. Les 2 principaux fabricants sont TUBBS avec des modèles haut de gamme et TSL pour la raquette en plastique. Voici les adresses des principaux fabricants cités :

TSL : TSL sport equipement Z.A. - 74290 ALEX France tèl : 33 (0) 450.02.82.11 site WEB : http://www.tsl-snowshoes.com

TUBBS : tèl : 33 ( 0 ) 476.52.59.59.

 

OU PRATIQUER LA RAQUETTE ?

En Belgique, les Fagnes seront un terrain agréable mais il y a un grand nombre de pistes de ski de fond et les randonneurs en raquettes ne sont pas les bien-venus. Un peu plus loin les Vosges et le Jura possèdent un grand nombre d'itinéraires balisés. Pour plusieurs jours il peut être intèressant de descendre jusque dans le massif du Vercors, endroit par excellence pour de longues randos en raquettes. La Chartreuse, le Queyras, les Pyrénées... tous les massifs offrent des itinéraires somptueux. Evitez les stations de montagne, préférez un petit village, dans la foule cela ne fait pas très sauvage. Les topo G.R. peuvent donner d'excellentes idées mais un itinéraire facilement praticable l'été peut être infaisable l'hiver. A l'extrême, on peut également penser à l'Islande, la Finlande, le Canada et le Québec.

Chaque saison d'hiver, les revues spécialisées montagne offrent un grand nombre d'idées randos, de nombreux tours opérateurs s'intéressent de plus en plus à l'activité raquette et l'offre comme les destinations ne manquent pas d'imagination.

 

LA CHARTE DU RANDONNEUR HIVERNAL élaborée par les accompagnateurs de montagne et TSL. ( Résumé ).

 

1 JE SUIS CONSCIENT DU DANGER : brouillard, pentes verglacées, gouffres, torrents, plans d'eau recouverts par la neige, les avalanches, le froid, les pièges cachés comme rochers, trous, clôtures etc... Je prépare ma randonnée. Je m'informe de l'existence de zones à risques et des conditions nivo-météorologiques. Je choisis un itinéraire et un horaire adapté aux conditions et à mes capacités. Je n'oublie pas que la nuit tombe vite l'hiver. Je ne pars pas trop tard et je préviens quelqu'un de l'itinéraire prévu. Je suis conscient que j'évolue souvent dans des zones non sécurisées.

Ne partez jamais seul.

2 JE SUIS BIEN EQUIPE : j'utilise des vêtements adaptés, du matériel de sécurité et d'orientation en rapport avec la difficulté de ma randonnée. J'emporte de la boisson et des vivres.

3 JE RESPECTE LA NATURE : je respecte les jeunes arbres et la végétation en général. Je m'informe des zones sensibles ou protégées. J'évite de déranger la faune, pour l'observation des animaux j'utilise des jumelles. Je laisse le chien à la maison. Je respecte la tranquillité et la propreté des lieux.

4 JE RESPECTE LES AUTRES : je laisse les pistes de ski aux skieurs. ( Evitez les pistes de ski de fond : le plaisir du ski nordique dépend de la qualité de la trace et du damage. En cas d'obligation, tenez-vous sur le bord de la piste et cédez le passage aux skieurs.) Je respecte la tranquillité des autres usagers.

5 JE RESPECTE L'AMBIANCE HIVERNALE : J'évite de défigurer le paysage, une belle trace suffit. En groupe on préfère évoluer en file indienne.

6 JE PRENDS CONSEIL AUPRES DES PROFESSIONNELS : Les gardes natures des parcs et réserves, les guides de montagnes, services météo etc...( La raquette est un sport fabuleux pratiqué dans un cadre fantastique. Par contre, la montagne peut s'avérer très dangereuse en hiver. Si vous n'êtes pas sûr de vous, n'hésitez pas à faire appel aux professionnels de la montagne : guides accompagnateurs, moniteurs de ski....).