LA CHAUSSURE DE RANDONNEE.

UNE CHAUSSURE ADAPTEE C'EST :

LE CONFORT, LA SECURITE, MOINS DE FATIGUE ET DE MEILLEURES PERFORMANCES DANS VOTRE LOISIR ...

La chaussure de randonnée est un élément important de votre panoplie vestimentaire, que ce soit pour une simple ballade, une rando ou un grand trek. Ce choix qui enveloppera vos petits petons doit retenir toute votre attention.

Le marché de la chaussure est une jungle. Il existe une multitude de produits des meilleurs aux pires, style, mode, efficacité, imitation, .... de la ballade à la haute route essayons de voir un peu plus clair pour choisir le produit qui sera le plus adapté à votre niveau de pratique.

Quels sont les rôles d'une bonne chaussure en randonnée et les points auxquels il faut prêter attention ?

Le maintien et l'adhérence sont les 2 points les plus importants dans votre choix pour éviter tout traumatisme aux pieds. Un meilleur déroulement du pied de part la construction de la semelle, l'imperméabilité du produit, une certaine rigidité et robustesse contribueront à votre confort dans la pratique.

a) MAINTIEN

Une chaussure devra maintenir votre cheville pour éviter entorses et foulures, patologies fréquentes du randonneur mal chaussé !!! Ce qui est avec les progrès de plus en plus rare, mais quelques randonneurs se refusent encore ce type de produit et pratiquent en baskets voir même, persuadées de l'inconfort et du look massif, certaines dames préfèrent l'escarpin.... Toujours dans un domaine de sécurité une semelle de qualité devrait vous permettre d'avoir un maximum d'adhérence sur des terrains sensibles : neige, herbes mouillées, terre, poussière, roche... des pieds bien protégés iront plus loin et plus longtemps !

b) CONFORT

La forme de la semelle extérieure peut faciliter le déroulement du pied, ce qui donne : attaque du sol avec le talon, appui avec toute la surface de la voûte plantaire et impulsion de l'avant du pied. Une semelle qui est relevée à l'avant et à l'arrière permet une meilleure cinématique dans le mouvement de la marche. A l'arrêt, ce type de semelle est un peu moins stable qu'une semelle plate traditionnelle. Si l'on retrouve des semelles plates sur des chaussures de rando très bas de gamme, il ne faut pas en déduire que les produits qui en sont équipés sont mauvais, on les utilisera également sur des chaussures de plus hautes montagnes qui devront être équipées de crampons. L'imperméabilité et la respirabilité du produit sont à prendre en compte, un pied qui est mouillé est très désagréable, il se ramollit et risque ( outre un sérieux refroidissement qui risque d'entrainer un état grippal ) de proposer un terrain de prédilection à l'apparition de cloques, petites blessures, mycoses et champignons.

c) SOLIDITE

En randonnée, la chaussure sera l'élément le plus soumis à des contraintes mécaniques. Directement en contact avec la nature du sol, elle devra être d'une très bonne solidité. Une ballade de 20 km sollicitera votre chaussure 26.000 fois !!! En 1 année, pour un randonneur moyen, chacune de vos chaussures et semelles subiront plus de 1.000.000 de flexions et chocs... on comprend à ces chiffres l'intérêt de la robustesse dans une chaussure de randonnée. La rigidité limite ces contraintes. Une chaussure souple est plus fragile, protège moins bien et offre moins de force dans le pied. A l'inverse une chaussure rigide sera plus résistante, protègera mieux le pied et vous donnera plus de force dans vos pas, cela est surtout visible dans les pierriers. Imaginez l'avant d'une chaussure souple sur un caillou, elle se déforme et votre pied doit fournir un effort plus important pour prendre appui. Une chaussure rigide à l'inverse fera bras de levier sur l'obstacle... après 26.000 pas cela peut avoir une importance capitale sur la fatigue ressentie au niveau des pieds.... Un excès de rigidité peut par contre nuire au confort, chaussures lourdes et inflexibles, on les réservera aux terrains difficiles de la haute montagne.

Comment choisir vos chaussures ? Quelles sont les questions à vous poser ?

Il y a à peine 30 ans, on se servait encore des mêmes godillots pour la cueillette des girolles et pour gravir la face des Drus. Mais des matières nouvelles et la sectorisation des activités arrivent avec l'engouement de la montagne estivale. Le Cordura de Dupont de nemours longtemps appelé Nylon sur les chaussures ne détronera pourtant pas le cuir qui reste à ce jour ce que l'on fait toujours de mieux pour le trekking...

Avant de vous préoccuper du look de la chaussure, ( sauf si vous êtes un randonneur de terrasse de café ou des villes ....) il est bon de savoir à quoi elle va vous servir, et le genre de terrain que vous foulerez, entre une ballade en forêt et un trekking au Népal il y a un monde de différence... Où allez-vous évoluer ? Quel pays : froid, chaud, humide, sec..., type de terrain : roche, sable, neige, terre... Pendant combien de temps, une après-midi... ou un mois ! avez-vous des problèmes de chevilles ? ( fragiles ? ). Quel sera votre type d'activité, le trekking ne répond pas au même besoin que la ballade ou l'Alpinisme... Le choix de votre chaussure s'effectue en répondant à ces quelques questions pour cibler le produit le mieux adapté. Nous détaillons dans le chapitre suivant les différents types de chaussures en fonction de leurs terrains de prédilection.

Le poids du produit, même si l'on ne grimpe pas trop, ne doit pas être négligé. Pensez que les grammes supplémentaires seront multipliés par le nombre de pas que vous ferez ... Au moment de choisir, il faut oublier l'esthétique et le prix du produit, difficile mais utile ! Les essais se font avec les chaussettes que vous utiliserez. Pour acheter vos chaussures dans de bonnes conditions, il faut avoir du temps et être dans une atmosphère détendue. En clair, oubliez de faire vos achats à la bourre, entre deux rendez-vous, dans un magasin bondé où les vendeurs stressés attendent avec fébrilité un repos dominical amplement mérité...

Quels sont les différents modèles que nous offre le marché de l'outdoor ? De la petite balade à la haute montagne une paire pour chaque usage.

Le critère de la hauteur : les tiges basses ou "low" apparentées au tennis, les tiges moyennes ou " mid " et les tiges hautes qui sont les plus répandues. Une chaussure haute soutiendra parfaitement le pied dans toutes les directions et est d'une très bonne protection contre les torsions et autres agressions du milieu dans lesquel on évolue. Par contre elle restraint les mouvements du pied et peut chez certaines personnes non habituées provoquer une sensation de clostrophobie du pied, ce type de chaussures demande un temps d'adaptation +- long pour ceux qui les utilisent pour la première fois ! Les essayer, se donner la peine que le pied se fasse à la chaussure et qu'elle se fasse à votre pied... c'est les adopter.

A l'inverse, les modèles basses tiges sont des tennis sur lesquels on est venu placer une semelle de randonnée pour leur donner plus d'adhérance et de rigidité. Ce type de chaussure laisse libre la cheville. moins lourdes elles vous permettent de gagner en agilité et en rapidité, mais elles ne seront pas d'une grande sécurité lors de mauvais pas. On conseille ce type de chaussures de rando à des personnes qui ont de bonnes chevilles et qui pratiquent la randonnée sportive en club ou lors d'épreuves de marche populaire comme les marches militaires. Elles conviennent moins en montagne et ne sont généralement pas imperméables. Elles sont d'un très grand confort et bien ventilées.

Les modèles " MID " sont un compromis entre les 2, mais ce type de chaussures ne rencontre qu'un faible succès. Il n'existe pas une chaussure à tout faire mais bien des produits adaptés à chaque usage... Le mieux est de posséder une paire haute pour les grandes randonnées et une paire de basses tiges pour les jours ensoleillés où l'on évolue sur terrain facile.

Les différents types de chaussures :

BALLADE ET LOISIR :

Ce type de chaussures se caractérise par une grande souplesse, la flexion avant et latérale est aisée pour un grand confort. Les semelles possèdent des dessins simples et anti-glisse. La chaussure est légère, aérée et souvent bon marché !!! Les modèles " LOW " ou des baskets peuvent également convenir pour ce type de pratique. Quelques réserves vis à vis de ces produits, ils ne sont généralement pas imperméables et n'offrent que peu de sécurité ( maintien, adhérance ) sur terrain de randonnée classique.

 

MULTISPORTS OUTDOOR ET RAID :

Un secteur en plein essor, chaque marque propose des produits d' outdoor. Ces types de chaussures sont souvent des basses tiges, " LOW ". De l'apparence d'une tennis, elles sont montées sur une semelle de qualité, rigides et à l'accroche souvent exemplaire. Légères elles offrent confort et performance et sont d'une grande polyvalence pour s'adapter à différents sports d'aventures, V.T.T., raft, escalade, course d'orientation... Ce type de chaussures convient parfaitement pour les marcheurs purs et durs ( clubs fédéraux de marche populaire ). Elles ne sont pour ainsi dire jamais imperméables et la protection de la cheville est quasi inexistante. On évitera de les utiliser lors de grandes randonnées en montagne. Ce genre de produit est souvent copié dans le secteur de la mode, vérifiez lors de votre choix la rigidité de la semelle et l'accroche offerte par son dessin.

RANDONNEE :

Polyvalent par excellence, ce type de chaussures se caractérise par une semelle Vibram. Elle permettra une accroche de qualité sur sol glissant ou poussièreux. Semi-rigide et haute, elle protégera correctement les pieds des entorses ou foulures. Munie d'une membrane Gore-Tex elles sont imperméables et respirantes pour pouvoir évoluer dans la plupart des situations et climats. On demande surtout à ces modèles d'être légers, +- souples et confortables, mais cependant robustes. On les utilise sur sentier le plus souvent, mais ils acceptent jusqu'aux terrains moyennement accidentés. On pourra utiliser ce type de produit pour la majorité des randonnées classiques, voir même l'utiliser de manière journalière pour des personnes qui ont une activité professionnelle qui requiert d'être chaussé correctement. Seul leur confort reste parfois sommaire pour de longues randonnées, l'isolation thermique n'est pas non plus un point-fort, on ne l'utilisera que sous des climats modérés.

MOYENNE MONTAGNE :

A la différence des chaussures de randonnée, elles sont plus rigides, ce qui leur permet encore plus de maintien du pied et de moins souffrir des nombreuses contraintes mécaniques ( flexion, nature du terrain abrasif, ...). Les coutures des différentes pièces sont triples ou quadruples pour une meilleure résistance et le bas de la chaussure se voit muni d'un enrobage ( la semelle remonte sur les côtés ) pour éviter que les longues marches sur moraines ou pierriers ne viennent trop vite entailler le bas de la chaussure. L'isolation thermique et le confort sont bien meilleurs que dans une chaussure de randonnée, mais il faut que vos pieds sachent supporter un rien de rigidité !!!

 

TREKKING :

A la différence de la chaussure de moyenne montagne, ces modèles sont tout cuir ( parfois avec Gore-Tex ) et suffisamment imperméables pour affronter tous les temps. Leur confort permet d'effectuer de longues marches sur des durées importantes. La semelle de type Vibram est relativement rigide à très rigide. La tenue du pied est suffisamment ferme pour franchir des passages rocheux sans difficultés. Construite sans trop d'empiècements pour limiter le nombres de coutures (qui sont triplées ou quadruples, pour une meilleure résistance). La chaussure est souvent un rien plus haute pour garantir une parfaite protection de l'articulation. La pratique du trek impose avant tout une chaussure étanche qui protège correctement vos articulations, surtout en latéral et elle devra être d'une grande solidité. La chaussure de trek peut occasionnellement être équipée de crampons à lanière pour la traversée d'un glacier... Le confort est excellent pour qui connait ce genre de chaussant, la semelle interne contribue à ce confort et à l'absorbtion des vibrations et chocs. Il ne faut pas oublier que les chaussures en cuir ont besoin d'être " cassées ", une dizaine de sorties sont nécessaires pour qu'elles se fassent à votre pied.

HAUTE MONTAGNE :

Chaussures montantes, robustes, techniques et rigides pour garantir une parfaite protection des chevilles, l'articulation est bloquée. Entièrement réalisées en cuir naturel + une membrane Gore-Tex, l'isolation contre l'humidité et le froid est excellente. Elles n'ont peur de rien, la haute montagne est leur domaine. Les semelles sont réalisées dans une gomme vibrame de haute densité, les dessins sont très prononcés et donnent un aspect massif à la chaussure. La rigidité parfaite de la semelle permet à ce type de chaussure un gage de précision en paroi rocheuse et de recevoir des crampons pour pratiquer le glacier. Certains modèles ont des rebords à l'avant et à l'arrière du pied, ceux-ci permettent le port de crampons automatiques. On ne peut pas dire qu' elles soient inconfortables mais la grande rigidité de ces modèles requiert un public averti habitué au port des chaussures de randonnée. Elles conviendront pour les longs treks ou pour la pratique de l'alpinisme modéré. Inflexible, ce type de chaussures ne sera pas soumis aux différentes contraintes mécaniques de la marche et sera d'une solidité exemplaire, mais cette robustesse à un prix et elles sont lourdes...

ALPINISME :

L'alpinisme de haute altitude oblige un port de chaussures solides et chaudes. Se déplacer avec des crampons équivaut à avancer avec des rateaux retournés sous les pieds, il s'agit de ne pas se marcher dessus au risque de grandes douleurs.... Le froid intense de l'altitude s'attaque en premier lieu aux extrémités des membres, pieds et mains. La chaussure d'alpinisme doit être d'une parfaite étanchéité au froid comme à l'eau. Le produit le plus adapté à ce type de pratique est la " coque plastique ", il s'agit d'une chaussure très massive qui ressemble un peu à une chaussure de ski mais équipée d'une semelle Vibram et d'une articulation à la cheville. Si ce type de chaussures est réalisé en plastique, c'est pour garantir une plus grande résistance aux coups de crampons, aux éventuelles chutes de cailloux et il n'y a rien de tel pour l'étanchéité. Le chausson intérieur remplit le rôle de protection thermique. Lourd, on employera ce type de chaussures que lorsque l'on arrive en glacier ou en course mixte glace et roche. On peut employer la coque plastique en randonnée neige ou pour la pratique de la raquette mais la chaussure de haute montagne sera dans ces cas plus adaptée.

LES DESERTS DE SABLE :

Pour les trekking en pays chauds avec de grandes étendues de sable, on utilise une chaussure de randonnée classique avec membrane Gore-Tex ou une chaussure de raid. Des chaussures de toile légère peuvent convenir, elles seront légères et ne tiendront pas trop chaud au pied, Aigle propose quelques modèles comme la classique Baroud mais ce type de chaussure manquera de rigidité. Marcher dans le sable fait travailler les chevilles, la neige c'est pareil il n'y a que la température qui est différente. On choisira une chaussure légère, aérée et avec un rien de rigidité. La semelle, l'adhérance et l'imperméabilité n'ont que très peu d'importance pour un trek dans les déserts de sable.

LES DESERTS DE NEIGE :

A la différence du sable, un trek dans les grands déserts blancs impose une chaussure avec une excellente semelle anti-glisse, imperméable et aux protections thermiques impeccables. La marque Sorel est spécialisée dans ce type d'équipement et propose de hautes chaussures fourrées. On les trouve dans les pays nordiques ou au Canada. La rigidité sera semblable à une chaussure classique de randonnée. La Moon Bouts de Tecnica quoique semblable au modèle Sorel n'est pas une chaussure de rando, c'est juste un après ski qui peut occasionnellement convenir pour de petites sorties ... Autres produits, les snow-bouts ou chaussures de trappeurs Canadiens, pas vraiment aussi chaudes qu'une Sorel mais elles conviendront malgré tout aux treks nordiques où la température n'est pas trop sous le 0°. Ce type de produit n'aura pas la polyvalence d'une chaussure de randonnée, elles seront trop chaudes pour les températures positives et manqueront de rigidité pour la pratique de la montagne. Millet propose depuis peu des produits dérivés de la marque One Sport qui sont très proches d'une Sorel.

LES SANDALES :

Souvent présentées comme une chaussure de randonnée par la publicité, il n'en est rien... Pas de protection du pied aux agressions externes comme les cailloux ou petits animaux rampants..., aucun soutien des articulations, et une adhérance relative... La sandale n'en est pourtant pas des moins intéressantes à avoir avec soi. Légère et très aérée, elle pourra sur chemin facile remplacer occasionnellement les chaussures de trek, le temps que les pieds se décontractent quelque peu.... utile également pour les soirées au refuge, au camping pour la douche, pour traverser une rivière, en pays chaud, pour une visite ou excursion.... La sandale est complémentaire aux chaussures de trek ou de rando, elle ne les remplace pas. Même critique pour les sabots qui font un retour dans le secteur de la mode...

Quelques cas particuliers :

il existe des partisants de la basket et de la botte en caoutchouc... la première très utilisée par les marcheurs fédéraux offre confort, légèreté, agilité, rapidité mais n'a que très peu d'adhérance, aucun maintien et n'est pas du tout imperméable. Le choix s'effectue en fonction de la nature du terrain, s'il est essentiellement constitué de routes ou chemins durs non accidentés... pourquoi pas ! La botte de caoutchouc n'a pour elle que son look un peu chasseur, une imperméabilité totale et un entretien facile. On ne peut parler de dérouler du pied, d'adérance ni de respirabilité et encore moins de maintien. La botte favorise également l'apparition de cloques. On ne la conseillera qu'aux personnes qui effectuent une sortie dominicale en région boueuse et sur une courte distance. Exemple : une ballade fagnarde de l'après-midi... c'est peut-être la botte qui protègera le mieux des tourbières et autres zones marécageuses.

Les types de semelles et le gripp...

Le gripp d'une semelle sera sont pouvoir d'adhérance à une surface glissante, si le gripp peut être influencer par la nature du terrain il le sera également en fonction de votre démarche, certaines positions du corps peuvent augmenter ce gripp de manière radicale. Dans les descentes l'adhérance sera maximale si vous attaquez la pente de face et en travaillant essentiellement avec les cuisses pour retenir votre poids, placez les pieds à 10h10 ( un peu en canard ) et abaissez votre centre de gravité ( un peu comme en ski !!! ). Sur terrain mouillé ou glissant, restez léger et précis dans votre manière de marcher, évitez d'envoyer tout votre poids brutalement lors du contact de la semelle. Dans chaque cas d'adhérance critique, on travaillera avec les muscles des cuisses pour moins mettre en charge le gripp.

Le type de semelle influe également sur l'adhérance, tout comme les pneus d'une voiture, c'est elle qui assure le contact entre vous et le sol, moins performante est votre semelle et plus vous risquez la glissade. Toujours comme les autos, il existe une multitude de gommes différentes, tendres, dures, semi dures, slick... La principale référence dans le domaine reste la Vibram mais là aussi dans ces marques plus de 300 compositions de gommes différentes existent, on ne pourrait pas toute vous les détailler mais il faut savoir que ce n'est pas parce qu'une chaussure est équipée d'une Vibram que ce sera totalement anti-glisse !

Une gomme tendre Vibram est reconnaissable : son aspect est mat et lorsque l'on frotte avec le pouce pour chauffer une zone, elle colle légèrement, tout comme un chausson d'escalade. Son principal attrait sera son adhérance maximale mais ce type de semelle use vite. On les retrouve sur des chaussures de montagne d'un certain prix !!! Les gommes semi dures de Vibram équipent la quasi totalité des chaussures de montagne provenant de marques à bonne réputation. Si la semelle brille trop, c'est qu'il s'agit d'une gomme de basse qualité. L'adhérance sera moyenne mais le prix du produit devrait être aussi très moyen !!! Le prix sera un bon baromètre pour vous permettre d'évaluer la qualité générale du produit ! Les gommes dures de Vibram se retrouvent sur des chaussures de trekking et de haute-montagne. Elles usent lentement, filtrent moins bien les chocs et les vibrations. Elles sont plus rigides mais proposent un gripp proche d'une gomme tendre.

Certains modèles de chaussures peuvent être ressemelés avec une Vibram de votre choix, mais bien souvent lorsque la semelle est usée... le reste l'est aussi !

Les dessins peuvent également jouer un rôle. Plus ils sont prononcés et gros et mieux la boue s'évacuera et meilleure sera l'adhérance en sol meuble. De petits dessins permettront une meilleure répartition du contact semelle / terrain et un gripp maximal sur terrain dur. La boue par contre vient remplir ces dessins et l'on se retrouve vite avec une surface slick !!!

Pas mal de fabriquants proposent leurs propres semelles. Pour savoir s'il s'agit d'une semelle adhérante ou pas, fiez vous à son teint mat ( c'est correct ) ou brillant ( cela risque de glisser )... vérifier également tout comme pour une voiture, la profondeur des sculptures et la forme du dessin !!! Le mieux sera de demander conseil à un vendeur spécialisé.

Comment choisir votre pointure ... ?

 

De manière générale, on choisira une taille en plus que pour des chaussures de ville ( le pied gonfle un peu à l'effort et lorsqu'il fait chaud ). Essayez en magasin différents modèles. Chaque marque chausse différemment. Il est important d'essayer le pied gauche et le droit. Nos deux pieds peuvent avoir quelques différences de taille, on se basera sur le pied le plus grand. Chaussures lacées, votre talon ne doit pas se soulever lorsque vous marchez normalement. Si c'est le cas, il faudra choisir une pointure plus petite. Si vos orteils touchent à l'avant de la chaussure, il vaut mieux monter d'une taille ! Attention, plus la chaussure est souple et plus elle va se donner après un petit rodage de +- 100 km n'exagèrez pas trop votre taille sous peine d'avoir des ampoules à soigner !!! Essayez votre chaussure avec une chaussette moyenne. Il se peut que certains modèles vous serrent à l'avant du pied sur les côtés, ce n'est pas une taille trop petite mais une particularité des chaussures de raid qui sont basées sur les chaussures de course à pied. L'avant du pied est un peu compressé pour donner plus de force dans les muscles de l'avant pied. Si pour ce type de produit vous vous basez sur le confort de l'avant pied, vous risquez de vous retrouver avec une chaussure trop grande.
Ne réalisez pas de longues distances avec une chaussure neuve, rodez la un peu !

Le gore tex, l'imperméabilité et le cuir...

Une membrane Gore-Tex dans une chaussure n'est pas visible, elle se situe entre le tissu extérieur nubuk, kevlar ou cuire et la doublure intérieure. Le chausson en Gore-Tex assure l'imperméabilité totale de la chaussure et le transfert de la transpiration vers l'extérieur. Ceci dans la théorie !!!

Pratiquement, une chaussure neuve avec membrane Gore-Tex est parfaitement étanche. On peut traverser des ruisseaux ou tremper la chaussure dans l'eau ... rien ne rentre. Ceci a malheureusement ses limites dans le temps. Une membrane Gore-Tex est fine, fragile et non extensible... elle vieillit bien plus vite dans une chaussure qu' associée à du textile. Votre chaussure Gore-Tex perdra malheureusement petit à petit ces caractéristiques imperméables avec la vieillesse du produit. On peut considérer que les 1er signes de faiblesse se manifesteront après la 1er année d'emploi. Les zones les plus sensibles dans une chaussure sont l'endroit où le cuir se plie, à l'avant du pied juste après les orteils, c'est à cet endroit, soumis à de grosses contraintes mécaniques, que l'on constate les premières entrées d'eau. Autres fuites, autres endroits, le dessus du gros orteil... pendant la marche le dessus des ongles des pieds frotte l'intérieur des chaussures. Sans s'en rendre compte, ces frottements répétés finissent par " creuser " l'intérieur de la chaussure jusqu'a venir trouer la membrane Gore, il s'en suit une entrée d'eau. Les coutures sont également des endroits par où l'eau peut s'infiltrer. Moins il y a de coutures et plus la chaussure sera rigide, bien plus tard apparaitront d'éventuelles entrées d'eau..

La respirabilité d'une chaussure, dans la pratique, va dépendre de votre nature à transpirer abondamment ou pas et de la chaleur de la chaussette par rapport à la température extérieure. De manière générale avec une chaussure de rando en nubuk, l'évacuation de la transpiration s'effectue correctement. Une randonnée d'une journée provoquera en transpiration et par pied l'équivalent d'un verre d'eau !!! ( 10cl ) Certains empiécements sur les côtés peuvent aider à ce rôle. Une chaussure de trek entièrement en cuir a par contre bien plus de difficultés à évacuer la transpiration, le cuir n'étant pas par nature très respirant. La membrane Gore-Tex va aider à tenir le pied au sec mais n'aura pas l'effet miracle tant attendu. Une partie de la transpiration pourra s'évacuer via les coutures ou le haut de la chaussure mais votre pied gardera une forme d'humidité résiduelle. Des tests effectués sur un même modèle avec ou sans membrane Gore-Tex ne nous ont pas permis de déceler la moindre différence d'évacuation de la transpiration !!! Question d'évacuation de la chaleur du pied, le nubuk évacuera mieux que le cuir qui lui sera plus chaud dés que le soleil tape. Le cuir garde bien sûr des avantages indéniables sur le nubuk comme sa robustesse associée à une forme de souplesse suite à un bon rodage. Un cuir percera bien moins vite que du nubuk, et si par malheur votre chaussure cuir vient à prendre l'eau, une bonne couche de graisse devra lui donner une nouvelle jeunesse. Cela est conseillé de temps en temps même si la chaussure ne perce pas. Cela nourrira le cuir et évitera qu'il ne casse .

Les Semelles intérieures

Beaucoup de produits sont vendus avec de simples semelles intérieures de propreté et de soutien plantaire. Pourtant l'emploi d'une semelle interne de qualité peut augmenter la notion de confort de votre chaussure, plus épaisse pour un confort moelleux ou plus absorbante des chocs et vibrations néfastes à notre squellette !

Sans semelle, on se retrouverait à marcher sur le plancher de la chaussure, très désagréable ! N'hésitez pas à analyser cette semelle et à la remplacer par un produit réputé ou par des semelles thermoformées à l'empreinte de votre voute plantaire. La fatigue se ressentira bien plus tard et le gain de confort est très surprenant !

Quelques références dans le domaine : semelle Noëne pour l'absorbtion des ondes de choc, RAF de Trezeta très confortable et ventillée, Sorbothane un grand confort, absorbante et réactive, Conform'able pour des semelles personalisées...

Faites sécher aussi souvent que possible vos semelles et n'hésitez pas à la changer régulièrement. Il est préférable de ne pas choisir des semelles amortissantes sur toute la longueur...

Les marques de référence pour vos choix.

Des marques ce n'est pas ce qui manque dans les chaussures, voici les principales à qui l'on peut accorder notre confiance...

SALOMON- TREZETA - MEINDL - LOWA - BOREAL - DACHSTEIN - GARMONT - MILLET - MERELL - TECNICA - RAICHLE - KOFLACH - GALIBIER - SCARPA - ASOLO - LA SPORTIVA - TEVA - EIDER - SOREL - THE NORTH FACE -

et HAN WAG .

Durée de vie moyenne d'une chaussure de rando.

La durée de vie de votre chaussure va dépendre de son emploi et de l'attention que vous porterez à son entretien. En général, on peut déduire qu'une membrane Gore-Tex à une durée de vie dans une chaussure de 2 ans maximum !!!, que la durée de vie d'une chaussure pour un marcheur régulier varie entre 2 et 5 ans. En distance une chaussure de randonnée classique entre 3000 et 4000 km.... pour une chaussure rigide de trek ou de montagne +- 8000 km. !!! Une semelle Vibram est usée et est à remplacer après +- 4000 km ( en fonction du type d'emploi ). La durée de vie peut être raccourcie par des conditions extrèmes ou par une mauvaise utilisation du produit, comme par exemple les mettre sécher trop près du feu ! J'ai connu un couple de randonneurs particulièrement méticuleux avec leurs chaussures. Ils les ont menées plus de 20 ans !!! avec de fréquentes sorties, la chaussure présentait encore bien mais la vibrame n'avait plus un dessin, des slick !

L' entretien de votre chaussure

Lorsque vous rentrez d'une sortie bien " crottée " le mieux est de laisser vos chaussures se reposer. Si elles sont mouillées à l'intérieur, mettez-y du papier journal en boule. Celui-ci absorbera une grande partie de l'humidité. Par la suite à l'aide d'une brosse dur, vous brosserez convenablement vos chaussures. Si elles sont vraiment très sales, vous pouvez les frotter à l'eau clair sous le robinet, laissez sécher à l'air libre.

Toutes les 3 à 4 sorties, il est bon de remettre sur les chaussures en cuir une fine pélicule de graisse. Pour les chaussures en nubuk, on employera un spray à base de Téflon qui assure la déperlance du tissu ( comme une voiture simonisée ). Un nubuk qui absorbe l'eau risque une infiltration via les coutures et ne permettrait plus au Gore-Tex d'évacuer la transpiration. Ces sprays permettent à l'eau et à la saleté de ne pas se fixer sur les tissus qui en sont enduits.

A proscrire : toute forme de savons, ne jamais mettre sécher une chaussure devant une source de chaleur. Cela risquerait de décoller les semelles, de dessécher les coutures et de les rendre cassantes. Ne pas cirer une chaussure en Gore-Tex, quant à la couche de graisse sur les cuirs, elle sera fine sur une chaussure neuve et plus épaisse lorsqu'elle prend de l'âge... Une chaussure en Nubuk peut être graissée mais l'aspect risque de vous surprendre... le nubuk va noircir et devenir très laid. Mais l'objectif d'étanchéité recherché sera atteind. On n'employera ce procédé qu' en fin de vie d'une chaussure nubuk.

La chaussette et les accessoires

Parmi les accessoires les plus utiles à la chaussure, il y a les semelles dont on a parlé dans ce dossier. Il y a les produits d'entretien, graisse et spray... et également les lacets, ... , vérifiez de temps en temps leur solidité. Les lacets ronds serrent mieux et sont plus solides mais les noeuds se défont plus vite. Les lacets plats usent plus rapidement... la taille d'un lacet pour une chaussure de rando est de +- 1M70.

Complémentaires à la chaussure... N'hésitez pas à investir un peu d'argent dans d'excellentes chaussettes. Le retour en matière de confort peut s'avèrer époustouflant. La chaussette, élément capital pour éviter les cloques. On la choisira de préférence en synthétique, bouclette et sans couture au bout des pieds. La chaussette sera composée de plusieurs matériaux. Parmi les matériaux naturels, seule la laine peut figurer dans la composition, pour la chaleur. Evitez le Coton qui absorbe trop la transpiration et la retient, une chaussette mouillée conduis 23 fois plus vite le chaud et le froid !. Plus le pourcentage de laine sera important et plus la chaussette sera chaude et conseillée pour l'hiver. A l'inverse, le Coolmax de Dupont sera agréable pour l'été car il est très frais en sensation. Falke est une marque de référence en chaussette de randonnée. Ne choisissez pas forcément une " grosse " chaussette mais privilégiez des renforts aux endroits clefs comme les orteils et le talon. La chaussette doit être assez haute pour sortir de votre chaussure. Lors de longues ballades laissez vos " socquettes " Donnay de tennis et autres "Burlingtons" au placart.

1 ou 2 paires, il n'y a pas de meilleures écoles que de faire ses expériences. Mais il faut savoir qu'il vaut mieux une bonne paire de chaussettes de rando que 2 mauvaises. 2 paires risquent également de provoquer une surchauffe du pied. Les glandes sudoripares travaillent de trop et proposent un terrain de prédilection à tout ce que l'on ne désire pas !!!! Quant au Gore-Tex... il a ses limites !

Pour éviter que la chaussure ne récolte les eaux qui ruissellent sur vos jambes ou la neige trop haute, la Guêtre sera indispensable pour toute randonnée dans la neige, dans des régions aux hautes herbes ou lorsqu'il pleut et que le pantalon étanche n'arrive pas à recouvrir correctement les chaussures. Si vous randonnez en short ..., pas de problème, une paire de guêtres s'emploie également pour ne pas que vos chaussures ne jouent le rôle de bac récolteur. Si les tissus d'une chaussure sont imperméables, il reste toujours une ouverture sur le haut !!! La guêtre qui se resserre sous les genoux par un élastique, assure le complément d'étanchéité souhaité, il protège également une bonne partie de la chaussure.