
JOUR 1 Haugastøl - Krækkja
Le départ se trouve presque en face du TuristSenter, un peu plus loin à gauche (un panneau indique le chemin). En saison, tous les chemins sont balisés soit par des bâtons, soit par des arbustes qui sont plantés dans la neige à des intervalles de plus ou moins 25 mètres. Quelques centaines de mètres après le départ, des traces partent sur la droite vers une butte sur laquelle se trouvent quelques maisons. Ne pas prendre ce chemin même s'il semble aller dans la direction voulue mais continuer sur les traces principales qui tournent à droite seulement un peu plus loin (en contournant cette butte).
Photo
: Devant, légèrement sur la droite, la montée vers Krækkja.
A nouveau après quelques centaines de mettre, le chemin se sépare en deux, il faut prendre à gauche vers Krækkja (indiqué). A partir de là, ça commence à monter sérieusement et il vaut mieux déchausser pour faire la première côte à pied.
Une fois arrivé sur le plateau, ça monte encore un peu (il y a moyen de le faire à skis quand même) et puis l'itinéraire est jalonné de montée et de descentes en pentes plus ou moins douces jusque Krækkja.
Photo : Premiers pas de glisse sur le plateau du Hardangervidda.

Cette première journée prend plus ou moins 5h même si la distance à parcourir n'est pas si importante que cela (le temps de se mettre en jambes et de chipoter avec les klisters).
Au refuge, il y a moyen de s'inscrire au DNT si ce n'est déjà fait afin d'obtenir des réductions sur les prix (applicables également dans les refuges ne dépendant pas de l'organisation). Il faut néanmoins calculer si les frais de l'inscription seront compensés par le total des réductions accordées par la suite.
Photo
: Refuge de Krækkja.
Pour deux personnes, l'inscription au DNT, une nuit en dortoir et le repas du soir coûteront environ 1200 NOK. C'est là qu'on se rend compte que les refuges norvégiens ne sont pas équipés de cuisines accessibles pour les randonneurs. Ceux qui ont tout leur matériel peuvent néanmoins se faire à manger dehors. Avantage : comme presque partout en Norvège, le paiement par VISA est possible.
Arrivés à Krækkja, nous apprenons que la hytte de Stigstuv où nous comptions nous rendre le lendemain était fermée depuis la veille. Nous changeons donc nos plans et décidons que notre prochaine destination sera Heinseter, vers l'Est.
JOUR 2 Krækkja - Heinseter
La piste part plein Est sur le grand lac. Après plus ou moins 1 heure, nous arrivons au refuge de Fagerheim que nous abandonnons aussitôt pour traverser la route qui croise notre piste, direction Heinseter.
La carte que nous avons indique les chemins de randonnées à pied, qui passent souvent par les crêtes. Par contre, la piste balisée pour les skieurs bénéficie du terrain plat offert par les lacs gelés et offre un parcours très praticable.
La facilité supposée de l'itinéraire est cependant trompeuse. En effet, le parcours est plutôt long (18 km). De plus, les lacs empruntés faisant plusieurs kilomètres de long, nous avons eu l'impression que nous n'arriverions jamais au bout. C'est à ce moment que nous nous sommes rendus compte que la vitesse à skis de fond était plus lente que la marche à pied, du moins avec un gros sac sur le dos.

Photo : Départ dans le blanc.
Notre progression a été d'autant plus lente que le ciel a été chargé toute la journée de nuages bas. S'il n'a pas neigé, la visibilité a été rendue très mauvaise parce que la lumière était diffusée par la couche nuageuse. Résultat : vous êtes dans le blanc total et vous ne percevez ni le relief, ni les distances, et, conséquence encore plus désagréable, les traces dans la neige deviennent invisibles. Ce qui fait que l'on perd facilement l'équilibre, qu'on perçoit mal le type de neige et son accroche et qu'il faut déployer des efforts importants pour atteindre une vitesse de croisière raisonnable.
On arrive au refuge de Heinseter après une dernière descente assez rapide et qui épuise les dernières forces disponibles.
Le refuge de Heinseter offre un confort de première qualité. Bien entendu, cela se paye : 955 NOK pour deux personnes, repas du soir compris (paiement par VISA possible). Attention, ce refuge n'est ouvert que 15 jours pendant la saison d'hiver (se renseigner pour les dates).

Photo : Coucher de soleil sur le refuge de Heinseter.
La journée ayant été particulièrement difficile et n'ayant pas beaucoup de précisions quant à l'évolution de la météo pour les prochains jours, nous décidons de laisser au refuge quelques affaires et de partir le lendemain jusque Rauhelleren pour revenir sur Heinseter le jour d'après. La course est, paraît-il, facile.
Pour le petit-déjeuner, nous décidons de faire des économies
et nous nous contentons d'un thermos d'eau chaude (35 NOK) qui servira à
faire du café (soluble) et du thé pour la journée. Nous
mangeons quelques barres de céréales, biscuits et fruits secs
que nous avons emportés avec nous.
JOUR 3 Heinseter - Rauhelleren
Départ sous un ciel gris, comme la veille. L'itinéraire commence par une longue montée (Heinseter est situé au creux d'un vallon) et il faut donc cirer ses skis convenablement avant de partir.

Photo : Heinseter, départ sous un ciel gris.
Le reste du parcours offre une succession de montées et de descentes pas très difficiles. Plus ou moins au quart du chemin, nous constatons que le ciel est en voie de se dégager, et à peu près une heure plus tard, nous skions sous le soleil. Dans ces conditions, le chemin de Heinseter à Rauhelleren est absolument génial et les paysages très beaux. La distance séparant les deux refuges n'étant pas très longue (+/- 12 km), c'est d'ailleurs l'occasion de faire de belles pauses.

Photo : Sur le parcours entre Heinseter et Rauhelleren, avant d'arriver sur les bords du grand lac.
Le refuge est situé en aplomb d'un très grand lac. Très belle vue, notamment vers le Hårteigen (montagne à l'ouest). 580 NOK pour une nuit en chambre de huit et le plat principal pour deux personnes.

Photo : Vue du refuge vers le Hårteigen.
A nouveau, nous demandons de l'eau chaude pour notre petit-déjeuner, que nous prenons dans notre chambre.
JOUR 4 Rauhelleren - Heinseter
Nous
faisons le parcours inverse dans des conditions climatiques parfaites. Bien
que le thermomètre affiche -10°C en début de journée,
nous pouvons rapidement retirer nos gants et enlever notre veste.
Photo : Le thermomètre, cadran en bas à gauche.
Déjeuner sur un rocher en plein soleil (-3°C) presque en short et en t-shirt !
L'arrivée à Heinseter se termine par une descente assez longue et forte. Nous préférons rester hors des traces pour que nos skis ne se coincent pas dans des " rails " qui ne vont pas dans la même direction (et oui, ça arrive !) et nous descendons en longs zig-zag pour ne pas prendre trop de vitesse.

Photo : Arrivée, pour la deuxième fois, au refuge de Heinseter.
JOUR 5 Heinseter - Tuva - Ustaose
La température avoisine les -10°C lorsque nous partons mais un vent moyen accentue considérablement l'impression de froid, malgré le soleil. Ce vent se calmera un peu plus tard et nous pourrons donc profiter d'une belle journée comme les précédentes.
L'itinéraire commence par une longue côte et une descente assez difficile se présente au premier tiers du parcours. Ensuite, c'est relativement plat jusque Tuvaseter.
Arrivés là, nous repartons pour Ustaoset vers 14h parce que
le dernier bus qui devra ensuite nous ramener sur Geilo pour rendre les skis
partira vers 15h40. Les horaires sont d'ailleurs disponibles à la hytte
de Tuva.
Le
parcours de Tuva vers Ustaoset (+/- 8 km) commence par deux fortes montées,
puis par un plat sur un ou deux kilomètres dans des traces marquées
mécaniquement (de vrais " rails " très faciles à
suivre). Ensuite, il y a la descente très abrupte du plateau (1200
mètres d'altitude) jusqu'au lac (950 mètres) qu'il vaut mieux
faire à pieds à moins d'être un très bon skieur
(on aurait déjà du mal à skis alpins, alors avec des
skis de fond !). Les traces sur le lac étant bien verglacées
(et donc très glissantes), nous avons pu le traverser (2 km) en une
dizaine de minutes rien qu'en poussant avec les bras (c'est fatiguant mais
ça va vite).
Photo : Descente du plateau
A Ustaoset, nous avons donc pris le bus jusque Geilo pour rendre les skis,
et ensuite un train pour retourner passer la nuit à Haugastøl
où il nous restait quelques affaires.