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Coordonnées GPS (WGS84 - degrés/minutes/100èmes)

Par beau temps et en saison (lorsque les pistes sont encore entretenues), un GPS est totalement superflu. Les pistes sont effectivement balisées par des arbustes qui sont plantés dans la neige plus ou moins tous les 25 mètres. On voit encore bien ces balises par temps couverts mais elles peuvent devenir quasi invisibles par blizzard (événement météorologique que nous n'avons pas eu la " chance " d'affronter). Un GPS peut donc être secourable dans ces conditions.

Les coordonnées GPS ont été calculées sur base d'une carte au 100.000ème. Elles n'offrent donc une précision que de quelques dizaines de mètres. Les coordonnées de Rauhelleren ont cependant été vérifiées sur place et notées.

Krækkja : 60°27'08 N - 7°42'77 E
Heinseter : 60°21'18 N - 7°56'31 E
Rauhelleren : 60°15'36 N - 7°50'99 E
Sandhaug : 60°11'03 N - 7°28'97 E
Stigstuv : 60°17'32 N - 7°39'24 E
Tuva : 60°26'41 N - 8°01'86 E

 

Equipement :

Contre le soleil :

- Bonnes lunettes de soleil et idéalement des lunettes de glacier avec caches (protection 4) ;
- Chapeau ou foulard ;
- Crème solaire ;
- Beurre de cacao.

Contre le froid :

- Gants (+ sous-gants) ;
- Bonnet ;
- Pantalon de rando ou pantalon technique ;
- Sur-pantalon ;
- Sous-pantalon (liner) ;
- Veste imperméable type Gore-tex ;
- Polar ;
- T-shirt technique ;
- Sous-vêtements techniques ;
- Bonnes chaussettes.

Couchage :

- en principe, les huttes sont équipées en suffisance de couettes et de couvertures ce qui fait qu'un sac-de-couchage n'est pas nécessaire. Il faut par contre s'équiper de draps ou d'un sac-à-viande (sinon, il y a moyen de les louer ± 80 NOK/nuit).

Nourriture :

- Fruits secs pour la journée et les petits-déjeuners ;
- Barres de céréales ;
- Nourriture lyophilisée ;
- Soupes en sachet ;
- Café soluble ;
- Thé ;
- Lait en poudre ;
- Sucre ;
- Saucissons et fromage ;
- Chocolat (pour le moral) ;

Ustensiles :

- Bouteille thermos (hautement recommandé !) ;
- Couverts, tasses et assiettes en plastique (à réutiliser) ;
- Opinel

 

Types de skis :

Skis de cross-country indispensables (idéalement même, skis de back-country (BC)) : skis de fond avec carres métalliques. En effet, même si on peut emprunter des traces à certains endroits, il faudra souvent s'engager dans de la neige vierge. Seuls des skis équipés de carres métalliques permettent de contrôler la conduite dans ces cas-là. De plus, ces skis sont un peu plus larges que les skis de fond

classiques et certainement plus que les skis de skating, ce qui offre une meilleure stabilité.

La semelle peut être soit à écailles, soit à farter (fart de retenue : cire et klister). L'utilisation de peaux de phoque est également possible.

Les peaux de phoque sont des lanières autocollantes qu'on accroche avec une boucle aux pointes des skis et qu'on applique sur les semelles. Les courts poils dont elles sont revêtues permettent aux skis de glisser vers l'avant mais les retiennent vers l'arrière. On les utilisera essentiellement pour les expéditions avec pulka (traîneau). Les peaux ne sont par contre pas idéales dans les autres cas si le terrain ne présente pas de déclivités importantes.

En ce qui concerne les farts de retenue, on fait la distinction entre les cires (waxes) et les klisters. Ces produits sont introuvables en Belgique (les vendeurs des magasins spécialisés ne savent même pas de quoi vous leur parlez). On parvient néanmoins à les trouver sur le site du Vieux Campeur (http://www.au-vieux-campeur.fr/gp/asp/sous_categories.asp?codctg=963). En Norvège, on les trouve dans n'importe quelle boutique de sport et la plupart des refuges en vendent également.

Les cires sont adaptées pour la neige fraîche. On choisit son type de cire en fonction de la température ambiante. Elles sont conditionnées sous forme de bâtonnets (comme les bâtons de colle) et s'appliquent directement sur la semelle du ski, sur une zone de plus ou moins 50cm sous l'attache (à partir du talon vers l'avant). On les étale ensuite convenablement avec un tampon en liège. Les cires qui fonctionnent le mieux sont les cires froides (vert et bleu). Aux environs de 0°C et au-delà, la cire adéquate est beaucoup plus difficile à choisir (surtout lorsqu'on entre dans les gammes de rouge). La marque SWIX est la plus répandue.

Les klisters sont semblables aux cires mais ils sont spécifiques pour la neige granuleuse et/ou mouillée. Ils sont conditionnées en tubes et s'appliquent sur la même zone que les cires (sur le centre de la semelle, entre 50cm et 60cm vers l'avant à partir du talon) si ce n'est qu'on les étale avec un petit racloir en plastique (fourni avec le klister pour la marque SWIX).

Pour la période de fin mars à début avril dans le Hardangervidda, la neige est en principe vieille (mais en quantité largement suffisante) et des klisters devraient suffire. Bien que les températures avoisinent les -15°C en début de journée (ensoleillée), elles pourront rapidement approcher le -2°-1°C sur la matinée, ce qui justifie l'application d'un klister violet.

Si on met une cire ou un klister trop froid par rapport à la température ambiante, le ski n'accrochera pas, et si la cire ou le klister est trop chaud, le ski accrochera trop bien (des sabots risquent de se former sous le ski) et la semelle sera vite nettoyée par la neige. Il faudra donc en remettre régulièrement.

De nombreux sites internet (principalement anglophones) expliquent la manière de farter un ski de fond.

Semelles à écailles, à farter ou peaux de phoques ? :

Les skis à écailles sont les plus faciles à utiliser. Cependant, ils peuvent poser de sérieux problèmes d'accroche dans la neige trop fraîche ou au contraire verglacée (traces " usées "). Il n'y a alors aucun remède si ce n'est de déchausser, de chercher un terrain plus adéquat (sortir des traces) ou de monter " en canard " les passages trop pentus.

Les skis à farter sont les plus difficiles à préparer. Chaque matin, et parfois dans la journée, il faut répartir une nouvelle couche de cire ou de klister, en fonction de la température, opération qui prend au minimum un quart d'heure. De plus, la partie de la semelle qu'il faut traiter varie en fonction du poids du skieur. Donc, lorsqu'on porte un gros sac à dos, la surface à farter diminue. Il arrive fréquemment que la cire ou le klister ne soit pas adapté aux conditions de neige et de température et que le ski recule chaque fois que l'on donne une impulsion ou que l'on monte une pente. C'est épuisant et même enrageant. De plus, ces matières (surtout le klister qui ressemble à du chewing-gum) sont très collantes et on s'en étale facilement partout, sur les mains ou ailleurs. Cependant, lorsqu'on a la chance d'avoir appliqué le bon produit sur la bonne zone du ski, c'est un vrai plaisir et les qualités de glisse et de retenue peuvent se révéler exceptionnelles.

L'utilisation de peaux de phoque se justifie surtout si le skieur tire une pulka ou sur les terrains qui présentent des déclivités importantes, situations qui nécessitent une très bonne accroche. Pour le reste, et vu que le plateau du Hardangervidda, dans le Nord-est, est relativement plat, ces peaux serviraient surtout à ralentir le skieur. De plus, les peaux de phoques peuvent se révéler fort chères (± 150 € à Bruxelles).

Quoiqu'il en soit et quel que soit le type de ski choisi, la meilleure solution consiste à prendre les choses avec philosophie et avec un peu d'expérience (après deux ou trois jours de skis), vous trouverez la technique qui vous permet d'exploiter au mieux le matériel que vous avez acquis.

En ce qui concerne les marques de skis, Fischer présente sans doute la gamme la plus étendue, mais on trouve également de bons skis dans les marques Madshus (très répandu en Norvège), Salomon et Rossignol.

Pour notre part, nous avons utilisé des skis à farter.

Les attaches :

Pour ce qui est des attaches, l'idéal sont les attaches " BC " (NNN ou SNS) qui sont les plus larges et les plus solides (pour le ski hors traces). On en trouve, entre autres, dans les marques Salomon, Rottefella ou Rossignol. Nous avons utilisé des attaches NNN BC (Rottefella, très bonnes) mais aussi SNS Profil (Salomon), en principe adaptées aux skis de fond classiques, mais ces dernières ont bien fonctionné.

Certains skieurs norvégiens utilisent encore des attaches traditionnelles (à 3 plots) ou des attaches de telemark.

Attention, les attaches de skis de randonnée qu'on utilise dans les Alpes (le talon peut être fixé pour la descente) ne sont pas adaptées à ce genre d'excursion. En tout cas, nous n'en avons pas vu. En Norvège, les bons skieurs qui veulent s'éclater en descente utilisent des telemarks.

 

Les chaussures :

Choisir des chaussures en cuir qui offrent une certaine rigidité (ski hors traces) et une isolation thermique. Les marques Alpina et Salomon proposent plusieurs modèles.


Comment faire pour manger ? :

Il n'est pas possible de se faire à manger dans les refuges (hyttes) mais il est possible d'y obtenir de l'eau chaude (il faut avoir un thermos). On peut donc se débrouiller ainsi pour les petits-déjeuners (café, thé) et parfois pour le soir (nourriture lyophilisée).

En journée (sur le chemin), l'idéal est de grignoter des fruits secs et des barres de céréales. Un saucisson et du fromage ne sont pas du luxe pour varier un peu le menu. Il est également possible de prévoir un thermos de soupe préparé le matin (soupes en sachet).

Il est évident que les Norvégiens préfèrent que les touristes prennent les repas en refuge : eux-mêmes le font systématiquement, ça fait tourner l'industrie du tourisme et aucune infrastructure n'est d'ailleurs prévue pour se faire à manger dans son coin. Aussi, pour éviter de froisser les autochtones, il est recommandé de prendre çà et là un repas même si le prix est parfois exorbitant (230 NOK par personne) pour un européen de nos contrées.

En tout cas, si vous choisissez de manger votre nourriture dans votre chambre, il faudra toujours veiller à la laisser dans un état d'ordre et de propreté impeccable à votre départ.

Budget approximatif pour 2 personnes


Répartition par poste :
Avion Bruxelles-Oslo (Gardermoen) et retour 511,00 €
Navette Aéroport Gardermoen-Oslo 27,25 €
Dépenses diverses - Argent liquide 375 €
Restaurant Oslo 35 €
Hôtel Oslo 82,99 €
Train Oslo-Geilo (offre promotionnelle) 73,95 €
Location de skis (2 paires) 165,98 €
Nuitée à Haugastøl (dortoir) + repas 75,31 €
Nuitée à Krækkja (dortoir) + inscription au DNT + repas 150,50 €
Nuitée à Heinseter (chambre) + repas 118,17 €
Nuitée à Rauhellern (chambre) + repas 71,77 €
Nuitée à Heinseter (chambre) 73,90 €
Train Geilo- Haugastøl 46,00 €
Train Ustaoset-Oslo 102,98 €
Total 1909,80 €

Les photographies et textes sont de Hendrichs Denis