
43,5 KM - 660 mètres de dénivelé positif.
Bastogne ... Après Bruxelles, c'est probablement la ville belge la plus connue dans le monde ! Malheureusement célèbre pour avoir joué un rôle non négligeable en période de Noël 1944 dans l'issue de la seconde guerre mondiale !
L'idée évoquée pour cette rando, tout comme notre photo d'ouverture, peut donner le frisson ou faire peur. Cette rando ne doit pas être vue comme telle mais plus comme un hommage, un devoir de mémoire ou un pélerinage qui va vous emmener sur les traces de la célèbre Easy compagnie 101 Airbornes, ( Band of Brothers ) se souvenir de tous ces villages qui ont une histoire tragique, ces bois et forêts où ont perdu la vie près de 130.000 jeunes toute nation confondue au seul nom de "liberté" !
Cet itinéraire est long, il peut être pensé en deux journées ou en une grosse marche du souvenir ! Il fera mal aux pieds, mais c'est si peu face à ce qu'ont enduré ces soldats qui par un hiver rude de -28°C ont combattu sans répis plusieurs jours.
Pourquoi Bastogne était-il si important ? La ville située dans le sud de la Belgique est à la croisée de 7 axes routiers majeures ! Prendre Bastogne, c'était tenir le sud de la Belgique.
La rando présente peu de difficulté si ce n'est la longueur, petites routes tranquilles, chemins, G.R.... faible dénivelé...Paysages panoramiques des plaines du nord de Bastogne ...
Et si vous voulez vous immerger à fond dans cette aventure, réalisez cet itinéraire en période hivernale sous la neige !
Vous pouvez aussi envisager de " couper " la rando à mi chemin, mais l'intégralité du parcours reste un formidable challenge et une ballade hors norme dans le temps !
Au départ du Mardason de Bastogne, monument en forme d'étoile à la mémoire des soldats Américains, on traverse le parking en direction d'une carrière que l'on contourne par le chemin du G.R. Ardennes Eifell.
On ne suit pas trop longtemps ce G.R. qui sera notre chemin de retour, on passe sous l'ancienne voie de chemin de fer Bastogne-Gouvy, devenue depuis peu un RaVel.
Juste après ce pont, on prend un chemin de terre à droite entre pâtures le long du RaVel.
Progressivement on gagne le point culminant à 540 mètres du bois "Fagnes des Trois Maries". On traverse ce bois en direction de la nationale 30 ... A l'époque cette nationale était en quelque sorte la ligne rouge entre Allemands et Américains !
Après avoir traversé la N 30, une petite route de campagne nous mène aux sources de Darimont. C'est à travers bois et pâturages où vivent paisiblement des bisons qu'on longe ce petit ruisseau pour rejoindre une route forestière à hauteur d'un cimetière militaire dédié aux soldats de culture indienne !
La route nous emmène par la suite au ranch des bisons de Recogne non loin d'un cimetière militaire plus important, dédié aux 70.000 Allemands qui ont perdu la vie à Bastogne !
Du centre de Recogne, après une pause au ranch, on prend cap à l'ouest pour rejoindre l'autoroute.
Un chemin herbeux longe en lisière de forêt et d'autoroute en direction du nord pour rejoindre le village de Cobru à deux pas de Noville.
Ces villages ont malheureusement connu la hargne de certains officiers S.S. qui n'ont pas hésité à tuer les civils ... pour se venger de la résistance américaine qui leur faisait face ! "Récit des faits ici"
De Cobru, on rejoint le village de Fagnoux pour franchir par un pont le dessus de l'autoroute.
Après ce pont, à droite un chemin nous éloigne de l'autoroute à travers bois en direction de Vellereux.
Tout du long de superbes panoramas Ardennais s'ouvrent à notre regard !
Un peu avant Vellereux, un sentier local de randonnée monte à droite pour rejoindre une petite route qui cette fois repasse sous l'autoroute en direction de Vaux.
Le parcours traverse le village de Vaux et se dirige en direction de Wicourt que l'on atteint un peu après avoir franchi une grand route.
De Wicourt, on retraverse la
N 30 en direction de Rachamps où l'on revient sur un territoire où la 101 Airbornes tenait en respect les Allemands.
Si on analyse les façades d'anciénnes fermes, des éclats de tires sont encore discernables !
De Vaux jusque Hardigny, en absence de sentiers et chemins publics, ce sont des petites routes de village relativement peu fréquentées qui se déroulent sous nos pieds.
De Hardigny, cap au nord pour parvenir au lieu dit " Wuébay" où l'on retrouve de manière agréable de larges chemins de terre qui évoluent aux travers des grands panoramas des Ardennes pour rejoindre le village typique de Boeur.
A la sortie du village de Boeur en direction de Buret, une petite route en cul-de-sac à gauche vous ramène sur de larges chemins entre patûrages pour rejoindre la ferme de Bernistap et une toute autre histoire bien plus ancienne de 1827.
Relier la Meuse au Rhin via la Moselle et faire passer de petites péniches sur les plateaux des Ardennes via un canal était le pari fou pour ouvrir une nouvelle route commerciale ...
400 Km de routes navigables devaient être réalisés dont ici à Bernistap un tunnel de 5 Km pour rejoindre la Moselle !
La ferme de Bernistap était la demeure des chefs de chantier, dortoir et cantine des travailleurs. Le tunnel fût commencé et jamais terminé !

Pour la première fois, la poudre noire apparait en Ardennes, ici dans le but d'éclater la roche pour pousuivre la percée. Les travaux vont s'étendre de 1829 à 1835. C'est l'apparition du chemin de fer qui sera fatale au projet !
"Plus d'infos ici ".
A ce jour, de la ferme de Bernistap, un sentier de découverte balisé longe ce qui reste du canal pour arriver à l'entré du tunnel. Il ne reste visible que la voute supérieure et l'entrée n'en est plus possible vu des effondrements.
En 1 siècle, les sédiments de la nature ont comblé ces 3 mètres de hauteur.
A ce rythme, dans 25 ans toute trace de cette histoire aura complètement disparu ! Le site à été racheté par la région Wallone, mais rien n'est prévu pour sauvegarder l'endroit et ce qu'il en reste !
Notre parcours longe tout le canal jusqu'à l'entrée de ce souterrain, le contourne par le dessus pour venir au village de Buret. Tout le long se trouve une réserve naturelle protégée et zones refuges.
De Buret, on prend la direction sud en direction de l'ancienne voie ferrée qu'on laisse à notre gauche. On longe un bois du nom de " Le Laid Bois " par un chemin carrossable en direction de la Croix Paul.
Avant de rejoindre la route, on prend à gauche un chemin pour franchire l'ancienne ligne Bastogne-Gouvy qui pour 2011 serat également un RaVel. On retrouve le G.R. A.E. que l'on va suivre jusqu'à notre retour sur le Mardason
On poursuit tout droit par ce large chemin jusque Bourcy où l'on rejoint le chemin des Pélerins.
Par ce chemin de crêtes en faux plat, on revient progressivement vers Bastogne.
Avant de rejoindre le bois de la Fagne des Trois Maries, on longe le bois de la paix.
Les 4.000 arbres qui le composent ont été plantés l'année du 50ème anniversaire de la Bataille des Ardennes. Ces arbres sont dédiés aux vétérans américains qui ont combattu dans les Ardennes, aux combattants belges et à toutes les victimes civiles et militaires de l'hiver 44-45.
Chaque vétéran de retour à Bastogne en 94 a choisi un arbre qui, toujours, portera son nom.
Le Bois de la Paix dessine sur le sol l'emblème de l'UNICEF. Ce dessin n'est visible que du ciel. Les essences de bois qui composent le site sont essentiellement les sorbiers, bouleaux, hêtres et chênes.
Face au bois de la Paix, à hauteur du carrefour qui suit, le mémorial de la 101 Airbornes avec le nom de tous les soldats de cette célébre Easy compagnie qui ont perdu la vie dans le bois des Corbeaux qui se trouve juste derrière.
Dans ce bois, là où les combats ont fait rage lors de cette bataille des Ardennes, sont encore préservés et visibles les trous où les soldats sont restés jours et nuits dans un froid glacial qui les emporta. Certain de ces trous sont encore visibles et non comblés. On les nommait " trous de renards ".
Il n'y est pas rare de croiser quelques collectionneurs le détecteur de métaux à la taille à la recherche d'un énièmme souvenir.
Le chemin poursuit pour rejoindre le Mardason ...